2 JANVIER : LE MESSAGE DE NOUVEL AN DU PRÉSIDENT ET L’EXCLUSION DE KHALIFA SALL
Dakar, 2 jan 2018 (APS) – Les quotidiens parvenus lundi à l’APS traitent principalement du message à la nation du chef de l’Etat à l’occasion du nouvel an, mais l’exclusion de 65 militants du Parti socialiste (PS) dont le maire de Dakar Khalifa Sall est un sujet qui n’est pas en reste dans la livraison du jour des journaux.
« De façon bien ordonnée, « Macky Sall a ratissé large. Toutes les composantes de la société ont été saluées, parfois magnifiées, et globalement prises en compte par et dans le message présidentiel », écrit l’éditorialiste du quotidien national Le Soleil.
Il estime que le massage à la nation du chef de l’Etat à l’occasion du nouvel an « est un chef d’œuvre de discours court, concis à souhait et pénétrant par sa parfaite structuration ».
« Durant les 15 minutes qu’a duré son message, le chef de l’Etat est revenu sur quelques réalisations et dressé un bilan reluisant des actions du gouvernent sur les plans économique, social et politique », note Sud Quotidien.
« Bref, ajoute ce journal, il a surtout été question, dans ce discours, d’un +bilan-programme+, puisqu’il n’y a rien de nouveau, ou presque, dans ce speech qui n’ait été connu ou entendu des Sénégalais ».
« Du dialogue politique à la croissance économique en passant par l’éducation et la formation, les programmes Promovilles, PUDC et PUMA, la Couverture maladie universelle et l’emploi des jeunes pour freiner l’émigration clandestine, le Premier ministre avait déjà venu la mèche à travers sa déclaration de politique générale », le 5 décembre dernier, écrit Sud Quotidien.
Un discours « taillé sur mesure sur les urgences de l’heure et un rappel des réalisations effectuées, durant l’année écoulée. Sur les 15 minutes de discours, analyse Vox Populi, presque les 5 ont porté sur la situation de l’éducation nationale et des perspectives dans ce sens ».
« Les belles intentions du président », affiche L’Observateur, selon lequel le discours à la nation du président de la République « se résume à l’inventaire de quelques réussites et à de belles intentions pour 2018 ».

’’UN OEIL SUR LA PRÉSIDENTIELLE, OPÉRATION DE CHARME À L’ENDROIT DES CIBLES FAVORITES’’

« Macky Sall reste dans l’action », selon Libération qui revient sur les principaux points abordés par le président de la République dans son discours. Le quotidien Tribune lui juge que le chef de l’Etat « soigne sa clientèle », et rien de plus.
« Un œil (toujours sur la présidentielle 2019, écrit Tribune, le chef de l’Etat poursuit son opération de charme à l’endroit de ses cibles favorites, au cœur de son discours de fin d’année ».
Enquête va plus loin, qui affiche à sa Une : « Macky ouvre la campagne » électorale pour la présidentielle 2019. D’où cette manchette impitoyable de Walfquoitidien : « Macky à côté de la plaque ».
« Le chef de l’Etat est dans l’action. L’action pour sa réélection lors de la présidentielle de 2019. Candidat à sa propre succession, Macky Sall a dévoilé les grandes lignes de sa prochaine campagne électorale lors de son discours de fin d’année », souligne Walfquotoidien.
L’historien Mamadou Diouf, enseignant à l’Université Columbia (Etats-Unis), analysant les questions d’actualité pour le journan L’As, affirme que « Macky Sall est revenu sur tout » dans son discours à la nation.
« Il est l’héritier de Wade dans sa manière de penser la politique », analyse l’universitaire sénégalais, estimant que le président a par exemple « cassé le parti socialiste en mettant Tanor dans sa proche ».
Il fait ainsi référence à l’exclusion de Khalifa Sall et de 64 autres responsables et militants du parti socialiste considérés des proches ou soutien de l’édile de Dakar, en détention préventive depuis 7mars dernier pour « détournement de fonds publics » portant sur 1,7 milliard de francs CFA.
Son procès, dont l’audience préliminaire s’était tenue le 14 décembre dernier, reprend mercredi, alors même que le bureau politique du PS a décidé samedi 30 décembre de son exclusion avec 64 autres personnes, des « frondeurs » pour la presse, des « dissidents », selon la direction de la formation socialiste.
« Khalifa Sall, Aïssata Tall Sall, Barthélémy Dias, Bamba Fall, Idrissa Diallo, entre autres dissidents, ont été exclus du Parti socialiste. Cette décision qui concerne 65 personnes a été validée par le bureau politique » du PS, rapporte le journal Le Quotidien.

       TANOR DIENG ’’LIBÈRE KHALIFA SALL ET CIE’’

Cette exclusion est surtout l’épilogue de mois de lutte interne au sein d’un parti déchirée par une divergence d’orientation au sujet de l’appartenance à la coalition présidentielle, les pro-Khalifa Sall étant considérés comme les tenants d’une ligne prônant la fin du compagnonnage avec le pouvoir.
La ligne politique de l’actuel secrétaire général du PS, Ousmane Tanor Dieng, par ailleurs président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), se prévalant de la légitimité du parti, roule à fond pour un soutien de plus en plus affirmé au pouvoir auquel il participe à travers un représentant au sein du gouvernement.
Selon Sud Quotidien, en décidant de leur exclusion, Ousmane Tanor Dieng et ses partisans « libèrent » en fait Khalifa Sall et Cie, qui dénoncent « une +purge stalinienne+ », selon la formule du journal Le Quotidien.
Avec cette décision, le SG du PS « vient de démontrer que ses intérêts priment sur ceux du Parti socialiste. Bombardé président du HCCT avec en prime d’autres strapontins pour ses fidèles, le patron des verts semble décidé à continuer son compagnonnage avec Macky Sall », écrit Tribune.
« C’est désormais officiel. Le camp de Tanor s’est débarrassé de l’aile dure du parti (…) pour actes de violence, indiscipline caractérisée, activités politique parallèles, actes de défiance… », signale Walfquotidien.
« C’était dans l’air du temps », fait observer Enquête, évoquant « le jour des longs couteaux à Colobane », siège du PS dont le bureau politique a « approuvé, sans réserve, la proposition du secrétariat exécutif national ainsi que l’AG de secrétaires généraux de coordination d’exclure 65 » de leurs camarades.
Si l’on en croit Vox Populi, ces derniers ne comptent toutefois pas en rester là. Le journal ouvre en effet sur le « plan de riposte » de Khalifa et Cie, à travers la mise en place de « structures parallèles aux organes contrôlés par Tanor », sans compter qu’un mouvement « Khalifa président » sera lancé bientôt, annonce Vox Populi.
3 JANVIER : LE PROCÈS KHALIFA SALL
Dakar, 3 jan (APS) – Le procès pour malversations présumées du maire de Dakar Khalifa Sall, qui reprend ce mercredi après avoir été renvoyé à l’issue d’une audience préliminaire tenue le 14 décembre dernier, fait partie des sujets les plus en vue dans la livraison du jour de la presse quotidienne.

’’Khalifa et Cie retournent à la barre ce matin’’, affiche ainsi Vox Populi, en allusion au maire de Dakar et à ses co-accusés dans l’affaire dite de la ’’caisse d’avance’’ de la municipalité de la capitale, pour laquelle l’édile est poursuivi pour un ’’détournement de fonds’’ portant sur 1,8 milliard de francs CFA.

’’Le procès du maire de Dakar reprend aujourd’hui en audience spéciale. Celle-ci pourrait toutefois déboucher sur un nouveau report puisqu’un nouveau juge, Malick Lamotte, président du Tribunal de grande instance de Dakar, prend la place de Magatte Diop’’, précédemment désigné, rapporte Enquête.

’’Malick Lamotte à la rescousse’’, peut-on ainsi lire à la Une du quotidien L’As, ’’Un changement inattendu, mais qui évite ainsi à l’ancien président de l’UMS (Union des magistrats du Sénégal) une récusation certaine’’, la hiérarchie ayant « eu vent de la décision de la défense de récuser le juge Magatte Diop’’, selon le journal.

’’Ainsi donc ont-ils décidé de couper l’herbe sous les pieds des avocats du maire de Dakar’’ avec la désignation de Malick Lamotte’’, poursuit L’As.

’’Très conciliant et serein’’, note le même quotidien, ce dernier s’était ’’tout dernièrement illustré lors du procès d’Imam Ndao et de ses 28 co-accusés poursuivis pour terrorisme’’.

L’Observateur croit de toutes les façons savoir que Khalifa Sall et ses avocats ’’sollicitent un report de 2 mois’’ de son procès, ajoutant que les conseils de l’édile ont envoyé deux listes de témoins au président de la deuxième chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Dakar qui a désormais ce dossier en charge, ’’pour débattre de la caisse d’avance de la mairie de Dakar’’.

’’Une première liste de 62 témoins composés d’anonymes et une seconde liste où sont cités Ousmane Tanor Dieng, Idrissa Seck, Pape Diop, Mamadou Diop…’’, poursuit L’Observateur.

Un point d’actualité en lien avec ce procès, plusieurs quotidiens, parmi lesquels Tribune, se font l’écho d’une lettre du président de l’Association des maires du Sénégal (AMS) Aliou Sall à son homologue de Paris Anne Hidalgo, qui a renouvelé son soutien à Khalifa Sall.

Aliou Sall, maire de Guédiawaye, une commune de la grande banlieue dakaroise, ’’embouche la trompette de l’ingérence étrangère’’, écrit ce journal, alors que Libération estime que le frère du président Macky Sall ’’taille en pièces Anne Hidalgo’’.

’’Dans une correspondance adressée à Anne Hidalgo, maire de Paris, ce mardi 2 janvier, Aliou Sall, en tant que président de l’Association des maires du Sénégal (AMS), s’est plaint d’une intrusion dans les affaires intérieures’’ sénégalaises, écrit le journal,

’’Les sorties récentes de Mme Hidalgo, la mairesse socialiste de Paris, plaidant en faveur de son homologue Khalifa Sall, l’édile socialiste de Dakar, dans les liens de la prévention, ont fait réagir, hier’’ mardi, l’association des maires du Sénégal (AMS), signale le quotidien Le Soleil.

Il ajoute que cette dernière, ’’par la voix de son président, Aliou Sall, a rappelé les +principes sacrés+ républicains qui régissent l’Etat de droit et +fécondent son esprit et son intangibilité+’’.

Sans vraiment s’écarter de ce principal sujet, le journal Le Quotidien revient sur l’exclusion samedi dernier de Khalifa Sall et de 64 autres membres du Parti socialiste, dont plusieurs responsables considérés comme des proches ou soutiens du maire de Dakar.

Ils sont considérés comme des ’’dissidents’’ réfractaires à la ligne politique actuelle du PS prônant un soutien plus accru au pouvoir dans le cadre de la coalition présidentielle Bennoo Bokk Yaakaar (BBY).

’’Le patron des socialistes a mis en avant les responsabilités des bannis du PS et leur démarche fractionniste lors des législatives du 30 juin dernier’’, lors desquelles Khalifa Sall a été fait tête de liste de l’une des principales coalitions de l’opposition, rapporte Le Quotidien.

Selon le journal, le secrétaire général du PS, Ousmane Tanor Dieng a également retenu ’’le rassemblement de Kaolack où +265 membres+ du comité central, d’après les partisans du maire de Dakar, étaient présents’’, pour lancer la vente des cartes de membre du PS et proposer un candidat à la future présidentielle prévue en 2019.

’’Une réunion qui semble rester en travers de la gorge de Tanor’’, commente Le Quotidien. Ce qui a amené, selon L’Observateur, le SG de la formation socialiste et son camp à passer « à l’acte. Sans pitié, le bureau politique du PS a exclu’’ ces 65 responsables socialistes.

’’Le flou avant la tempête des pro-Khalifa’’, analyse L’Observateur. ’’Pour les pro-Khalifa qui attendent d’être notifiés, cette décision est nulle et non avenue’’. Ils ’’comptent poursuivre le combat et n’écartent pas de matérialiser leur cadre de bataille’’, ajoute ce journal.

D’une certaine manière, estime Walfquotidien, Tanor Dieng balise la voie à Macky Sall, comme Niasse du reste, qui a interdit d’ambition Malick Gackou, l’ancien numéro deux de l’Alliance des forces de progrès (AFP), le parti de l’actuel président de l’Assemblée nationale, à l’image de la situation de Khalifa Sall au PS, selon le journal.

’’Le libéral Macky Sall n’aura pas eu besoin de se salir les mains pour liquider de potentiels challengers à la prochaine élection présidentielle de 2019. Ses alliés socialistes se sont chargés à coeur-joie de freiner l’ambition de leurs jeunes gardes dont ils n’ont pu neutraliser les ambitions’’, écrit Walfquotidien.

BK/PON

4 JANVIER : LE PROCÈS DE KHALIFA SALL TIENT AUSSI EN HALEINE LES JOURNAUX
Dakar, 4 jan (APS – Le nouvel renvoi du procès du maire de Dakar KhalifaSall au 23 janvier prochain est le principal sujet traité par la livraison de jeudi de la presse quotidienne.

A l’issue d’une audience préliminaire tenue le 14 décembre dernier, ce projet devant démarrer mercredi 3 janvier, mais il a été à nouveau ajourné de trois semaines sur demande des avocats de l’édile de Dakar, en détention provisoire depuis le 7 mars dernier pour des malversations présumées portant sur 1,8 milliard de francs CFA.

« La bataille sans fin », semble soupirer le quotidien Enquête au sujet de cette bataille de procédures que le journal juge « âpre ». Mais si les avocats de Khalifa Sall ont obtenu le renvoi du procès, « ce n’est pas pour les arguments qu’ils ont avancés ni pour le délai de deux mois qu’ils voulaient », rapporte le journal.

« Les avocats de Khalifa Sall et Cie se plaignent que des avis d’audience n’aient pas été envoyés à certains. Par ailleurs, les nouvelles constitutions, la citation d’environ 70 témoins à décharge, constituent selon la défense, des motifs suffisants de renvoi », explique L’As.

Ils ont toutefois « buté sur le refus catégorique des conseils de l’Etat et du procureur Serigne Bassirou Guèye qui en a profité pour solder ses comptes avec ses détracteurs », ajoute Enquête.

Vox Populi pointe cette entrée « fracassante » du procureur et les « débats houleux » qui en ont suivi, entre le parquet et la défense de Khalifa Sall et Cie, estimant que Serigne Bassirou Guèye « est allé au front ».

« Un renvoi qui annonce déjà un bras de fer épique », prédit Libération. Il y a aussi que le juge a averti que ce second renvoi de ce procès était le dernier, selon Tribune.

« Le juge Malick Lamotte, pour qui le dossier est en l’état, a dit qu’il n’accepterait plus d’autres renvois. En attendant, les avocats de la défense sont invités à prendre les dispositions nécessaires pour faire comparaître leurs témoins », écrit Le Quotidien.

Toujours est-il que la défense de Khalifa Sall « remporte la +bataille+ de procédures », estime Sud Quotidien, mais selon Le Témoin quotidien, « la bataille aura bel et bien lieu même si pour le moment », elle a été différée.

« Un avant-goût de ce qui va se passer le jour du procès a été aperçu avec des passes d’armes entre le procureur et les avocats de la défense », souligne L’Observateur.

Ce dernier journal revient aussi sur les « détails » de la construction
du futur siège de l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir), un projet « à plus d’un milliard » de francs CFA, selon le journal.

Le Soleil traite de la collecte d’arachide et annonce que la Société de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS) « prévoit plus de 250.000 tonnes » cette année.

BK

5 JANVIER : DIVERSITÉ DES SUJETS À LA UNE DES QUOTIDIENS DU VENDREDI
Dakar, 5 jan (APS) – La diversité caractérise la Une des quotidiens parvenus ce vendredi à l’APS avec toujours une part non négligeable pour les sujets politiques.
 

C’est le cas avec l’AS qui joue les prolongations avec les dissensions internes au sein du Parti socialiste (PS, mouvance présidentielle) en titrant : « La purge des pro-Khalifa continue au PS ».

Le quotidien précise en sur titre : « sept autres socialistes exclus ».

« La liste des responsables exclus du parti socialiste s’allonge. De 65 au sortir de la réunion du bureau politique samedi dernier, elle passe à 72 suite à l’ajout de certains militants de la diaspora, également exclus », écrit le journal.

Sur ce même sujet des « exclus des socialistes », Le Quotidien informe que « Abdoulaye Elimane tient bien sa Kane ».

Le journal, dans un titrage incitatif, laisse entendre que l’universitaire, ancien porte-parole du PS dont l’exclusion avait été annoncée par des médias est
toujours membre de l’ancien parti au pouvoir.

Citant l’actuel porte-parole des Socialistes, Abdoulaye Wilane, le journal indique : « ce serait faire injure à nous-mêmes que de l’exclure ».

Sud Quotidien fait aussi dans le titrage politique renseignant à sa Une : « Idy, à l’épreuve de Gakou ».

Le premier quotidien privé suggère que le patron de Rewmi (opposition), l’ancien Premier ministre du Sénégal doit faire face à Malick Gakou, un autre leader de l’opposition pour la candidature de la coalition « Mankoo Taxawu Senegaal » à la présidentielle 2019.

Les sujets politiques intéressent également Le Témoin et WalfQuotidien qui reviennent sur les informations concernant le futur siège de l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir).

Quand le premier quotidien cité parle de « Controverse autour d’un siège », WalfQuotidien évoque des « Questions autour d’un siège ».

Les deux quotidiens, l’Observateur et Enquête ont préféré donner la parole au président de l’UMS (Union des magistrats du Sénégal), Souleymane Teliko.

Le quotidien du groupe Futurs médias fait part d’un « coup de gueule du président des magistrats » tandis que l’Enquête parle de « jugement de Téliko ».

Dans un véritable réquisitoire, le président de l’UMS évoque différents sujets, estimant que : « la tutelle dispose indirectement du moyen de s’immiscer dans le traitement des affaires pénales ». Souleymane Teliko laissen entendre, dans l’Obs, que « les magistrats sont maintenus dans une situation de précarité totale » et que « le Sénégal doit disposer d’un CSM dirigé par des personnalités qui n’ont aucun lien avec l’Exécutif ».

Par ailleurs, les publications Libération et Le Soleil ont fait cavaliers seuls.

Quand le premier affiche en manchette l’histoire de la traque des biens mal acquis avec ce qu’il appelle « la tontine de Bibo and Co », un ancien prévenu de la CREI (Cour de la répression de l’enrichissement illicite), l’autre évoque la modernisation des daaras (écoles coraniques) avec les « 2232 ’oustaz’ (qui) se laissent convaincre ».

Vox Populi donne la parole au Directeur général de la Sénélec Mouhamadou Makhtar Cissé qui fait remarquer que « malgré la baisse de 10 pour cent, l’électricité reste chère… ».

« En 2020, avec l’arrivée du gaz, on pourra envisager une baisse sérieuse du prix de l’électricité », rassure le DG Makhtar Cissé.

SD/PON

6 JANVIER : DIVERS SUJETS DE L’ : ACTUALITÉ AU MENU DE LA PRESSE QUOTIDIENNE
Dakar, 6 jan (APS) – Les quotidiens dakarois se focalisent ce samedi sur plusieurs sujets de l’actualité, dont la baisse de la criminalité, le dialogue politique et le mouvement d’humeur du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES).

Le Soleil, qui a parcouru le Rapport d’activités 2017 du ministère de l’Intérieur, fait état d’une ‘’baisse de la criminalité de 35 % entre 2015 et 2017’’. Le journal souligne que ce résultat a été atteint grâce aux opérations de sécurisation ‘’organisées tout au moins hebdomadairement sur l’ensemble du territoire national, et particulièrement à Dakar […]’’.

Le quotidien national relève aussi qu’il est annoncé dans le rapport, la construction prochaine de 15 commissariats.

A l’instar du Soleil, Vox populi consacre lui aussi son titre phare au rapport d’activités 2017 de la Police. ‘’Chiffres clés de la sécurité au Sénégal’’, affiche le journal en manchette, évoquant ‘’8409 individus déférés en 2017, 79 bandes de malfrats démantelés’’ et une ‘’baisse de 35 % de la criminalité entre 2015 et 2017’’. Le journal note par ailleurs le recrutement de 5159 policiers entre 2012 et 2016 et la création de 68 postes de police.

Sur le front social, WalfQuotidien avertit que ‘’l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) risque de renouer avec ses mouvements d’humeur’’. D’après le journal, la section SAES de l’UCAD a ‘’durci le ton’’ en conférence de presse vendredi, ‘’pour exiger des autorités le paiement de leurs salaires, l’audit du contrat de performance, entre autres’’.

‘’Le SAES déserte les amphis’’, signale de son côté Le Quotidien, expliquant que les enseignants ont décidé de suspendre les cours à l’UCAD, jusqu’au paiement des salaires du mois de décembre.

Le sujet fait aussi la Une de Sud Quotidien qui publie des mises au point des rectorats de l’UCAD et de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis.

A propos du détournement présumé à l’université de Ziguinchor, L’As annonce que le SAES menace de saisir l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC).

Concernant le dialogue politique, Sud Quotidien signale que ‘’les responsables de la Plateforme des acteurs de la société civile pour la transparence des élections (PACTE) et du Collectif des organisations de la société civile pour les élections au Sénégal appellent à la reprise et la poursuite des travaux’’.

Le Soleil souligne que ‘’la société civile offre ses bons offices’’. Et selon WalfQuotidien, cette dernière, qui appelle à la ‘’reprise et la poursuite des travaux dès que les garanties seront réunies, souhaite que ‘’l’opposition soit rassurée ‘’.

A propos du procès du maire de Dakar, Khalifa Sall, et de ses co-prévenus dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de la capitale, L’Observateur croit savoir pourquoi le procureur Serigne Bassirou Guèye a pris la place du substitut. Selon le journal, ‘’le maître des poursuites a, depuis longtemps, décidé de faire face aux avocats de Khalifa Sall pour prouver ses responsabilités de chef avec comme objectif : prouver à la face du monde que les prévenus sont coupables’’.

En attendant, Vox Populi annonce que ‘’le Conseil municipal [de Dakar] statue sur sa constitution de partie civile, mercredi’’.

Sur un tout autre plan, Le Quotidien indique que ‘’ le passage du TER [Train Express régional] fait couver la révolte dans la banlieue dakaroise’’. Selon le journal, ‘’alors que Keur Mbaye Fall n’est plus un obstacle, Thiaroye Gare et environs font de la résistance’’ au sujet des indemnisations. En cause, ‘’ces populations réclament l’augmentation du barème proposé par l’APIX [Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux]’’

A propos de Frapport et du scandale présumé de corruption à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD), Libération fait état de ‘’1, 7 million d’euros retracé à Monaco’’.
ASG

8 JANVIER : LE MASSACRE DE BOFFA À LA UNE
Dakar, 8 jan (APS) – Les quotidiens reçus lundi à l’APS reviennent largement sur l’assassinat de 13 jeunes samedi après-midi près de Boffa, dans le département de Ziguinchor.
 
Treize jeunes ont été tués et six autres blessés dont un grièvement dans une attaque attribuée à des éléments armés supposés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC).

Partis en brousse à la recherche de bois, ils ont été capturés par des hommes armés dans la forêt de Borofaye, située dans les environs de la commune de Boutoupa Camaracounda, avant d’être exécutés.

Le ministre de l’Intérieur a conduit dimanche une délégation pour venir au chevet des blessés et présenter les « condoléances de la Nation aux familles des victimes ».

Le président de la République qui a ordonné que les auteurs de l’attaque de Boffa soient « recherchés et traduits en justice » a décrété un deuil national de deux jours à compter du lundi 8 janvier 2018, « pour honorer la mémoire des victimes’’.
 
« Barbarie », selon Tribune tandis que L’As dénonce « (un) abominable carnage ».
 
Le Soleil annonce que « la traque aux assassins (est) lancée ». « C’est avec une extrême diligence que l’Etat a réagi suite à l’annonce du massacre de 13 paisibles citoyens (…). Parallèlement à la publication d’un communiqué du gouvernement condamnant cet acte ignoble, le chef de l’Etat a convoqué immédiatement le Conseil national de sécurité aux fins de prendre des décisions qui annoncent une traque impitoyable des mis en cause afin de les arrêter et de les traduire en justice », écrit le journal.
 
Pour le quotidien Enquête, l’attaque meurtrière de Boffa représente « le summum de l’ignominie ». « Cette fois-ci, ils ne se sont pas limités à mutiler des innocents, chercheurs de bois ou cueillir de noix de cajou, d’une oreille (….). Ils ont franchi la ligne rouge d’une manière barbare (….) », écrit le journal.
 
C’était « l’horreur » à Boffa, note Vox Populi qui souligne que « (…..) ces ramasseurs de bois sont visiblement tombés sur des individus armés non identifiés, mais supposés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) » qui réclame l’indépendance de la région.
 
Libération dénonce « des exécutions préméditées ». « Les premiers éléments (de l’enquête) montrent que tout avait été préparé ; ceux qui ont tenté de fuir ont été achevés, dans certains cas, avec des coupe-coupe (…) », écrit Libération.
 
« Horrible ! », s’exclame L’Observateur qui présente la liste complète des personnes tuées et des blessés, tandis que Sud Quotidien parle d’ »horreur » à Ziguinchor et souligne que le MFDC « condamne et dégage toutes responsabilités » dans ce drame.
 
Le Témoin qui tente d’expliquer « les raisons » de ce massacre écrit : « Plusieurs thèses circulent (…). D’abord il y a ces nombreuses déclarations de responsables impliquées dans les négociations gouvernement-MFDC qui ont promis la paix définitive en 2018 alors qu’en réalité, ces déclarations ne reposent sur aucune garantie des véritables chefs du maquis ».
 
« En fait, selon le journal, ces négociateurs ne discutent qu’avec des seconds couteaux du MFDC, ils ne prennent plus langue avec les véritables chefs de guerre du maquis (Salif Sadio, César Atoute Badiate et Kompasse Diatta) ».
 
Le massacre de Boffa est une « réponse sanglante » à l’appel à la paix lancé le 31 décembre par le chef de l’Etat dans son message à la Nation, selon Le Quotidien qui estime qu’il est « temps d’en finir définitivement avec le MDFC ».
OID/ASB

9 JANVIER : LA TUERIE DE BOFFA TOUJOURS À LA UNE
Dakar, 9 jan (APS) – Les quotidiens reçus mardi à l’APS s’intéressent toujours à la tuerie de Boffa en abordant l’origine de ce massacre et les opérations de ratissage lancées par l’Armée à la recherche des auteurs.

Treize jeunes, partis en brousse à la recherche de bois, ont été tués et six autres blessés dont un grièvement dans une attaque, samedi après-midi dans la forêt classée de Boffa-Bayotte, dans le département de Ziguinchor.

La zone militaire numéro 5 de Ziguinchor (sud) a assuré lundi être engagée jusqu’à la limite de ses moyens dans la traque des « malfaiteurs » à l’origine de ce massacre.

L’Observateur titre : « Il pleure sur Ziguinchor » après le carnage de forêt de Boffa Bayotte. La publication ajoute en sous-titres : « la section de recherche de la gendarmerie installe son QG dans la capitale du Sud ; Vive émotion dans les maisons mortuaires à l’heure de l’enterrement des morts (….) ; des tirs à l’arme lourde entendus à Ziguinchor (…) ».

Le journal L’As signale d’ailleurs que 48h après la tuerie, « l’Armée lance la grande offensive » et appelle les populations au calme. Le quotidien note aussi que « le Collectif des cadres casamançais, très atterré (….) compte prêter main forte au procureur de la République pour que les responsabilités soient située ».

Selon ce collectif, le massacre de Boffa est « un règlement de compte et n’est pas lié à une quelconque volonté d’indépendance ».

A propos de l’enquête sur ce carnage, le nouveau quotidien Source A affiche à sa Une : « Ce que vous ignoriez » et informe sur la nature des armes utilisées, les premières constations balistiques. Le même journal note que l’Armée a déclenché « son premier plan de riposte par des tirs d’obus dans le maquis ».

Alors que la vile de Ziguinchor est « sous le choc », l’Armée « déroule », selon Le Témoin qui écrit : « Le général Cheikh Guèye, chef d’état-major général des Armées, a planifié sa stratégie de riposte qu’il est en train d’exécuter pour traquer les assassins jusque dans leurs derniers retranchements. D’où les tirs à l’arme lourde entendus, hier, dans la ville de Ziguinchor et provenant de la forêt des Bayotte ».

Selon Tribune, Boffa Bayotte est « fouillée » par les enquêteurs à la recherche des auteurs de la tuerie de ce samedi qui a un lien avec la coupe de bois ». Le journal indexe « une mafia bien organisée en Casamance et a des ramifications jusqu’en Gambie où sont basées les multinationales chinoises qui traitent avec les gros bonnets de ce pays ».

Dans cette tuerie, « la vérité sort du bois », selon Enquête qui écrit : « Ce pourrait être dans les sentiers battus de la coupe abusive de bois que se trouve l’explication du drame de samedi dernier. La piste se consolide comme motif très plausible du massacre de Boffa ».

Concernant l’origine de ce drame toujours, Le Quotidien titre : « Le maire de Nyassia sort du bois ». « Nyassia est la commune dont dépend la forêt classée de Boffa Bayotte (….). Son maire Mamadou Diallo a parlé à la presse au lendemain de la tragédie. Pour lui, à la base de ce massacre, il y a une gestion laxiste de la ressource forestière par les pouvoirs publics », écrit le journal.

Parlant de cette recrudescence de la violence armée en Casamance, Sud Quotidien titre : « quand le bois nourrit le conflit ».

« (….) Même si le mystère persiste toujours sur l’identité (des auteurs de la tuerie de samedi), il est clair que le nœud gordien de ce massacre reste la lancinante question de l’exploitation du bois vert. Dans la région de Sédhiou, tout comme dans toutes les collectivités locales sur la bande frontalière avec la Gambie, le mal est profond », note le journal.
OID/ASB

10 JANVIER : LE DÉCÈS DU KHALIFE GÉNÉRAL DES MOURIDES À LA UNE
Dakar, 10 jan (APS) – Le décès du Khalife général des Mourides, Serigne Sidy Moctar Mbacké, fait la Une des quotidiens sénégalais reçus mercredi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Le Khalife général des Mourides, Serigne Sidy Moctar Mbacké, est décédé mardi à l’âge de 94 au village de Niary Ngayné, non loin de Touba, la capitale du mouridisme.

Serigne Sidy Moctar Mbacké a été inhumé à Touba, à Gouye Mbinde. Il a été remplacé à la tête de la communauté mouride par Serigne Mountakha Bassirou Mbacké.

Né en 1924 à Mbacké Kadior, village de retraite spirituelle par excellence de feu son père Serigne Bara, Serigne Sidy Moctar Mbacké était le septième Khalife de Ahmadou Bamba, le fondateur de la confrérie mouride.

Il avait accédé à la tête de la communauté mouride après le décès, le 30 juin 2010, de Serigne Mouhamadou Lamine Bara, premier petit-fils devenu Khalife général.

« Le Sénégal en deuil », titre le quotidien Le Soleil, soulignant que la réunion du Conseil des ministres prévue ce matin a été annulée.

« Serigne Sidy Moctar Mbacké n’est plus » (Sud Quotidien) notant qu’il était le doyen des petits-fils de Serigne Touba, le fondateur de la communauté mouride.

« Le Khalife général des Mourides n’est plus », affiche Walfadji, ajoutant que le défunt « laisse un grand vide ».

« Adieu le Soufi », affiche Enquête qui note que le saint-homme, qui a reçu ‘’une formation complète sur le mysticisme », s’est « toute sa vie durant, battu pour le rayonnement de l’islam ».

Selon le quotidien Vox populi, « Touba perd son 7e Khalife ». « Serigne Sidi Moctar Mbacké s’est éteint », titre Tribune.

« Serigne Sidy Moctar est parti », affiche Libération à sa Une. « Serigne Sidy Mocar rejoint Ahmadou Bamba », titre L’As tandis que selon Le Quotidien : « Touba perd son Khalife ».

OID/PON

11 JANVIER : LE DÉCÈS DU KHALIFE GÉNÉRAL DES MOURIDES TOUJOURS À LA UNE
Dakar, 11 jan (APS) – Les quotidiens reçus jeudi à l’APS revient largement sur la disparition du Khalife général des mourides et l’avènement d’un nouveau guide à la tête de cette grande communauté religieuse.

A la tête de la communauté mouride depuis le 30 juin 2010, Sérigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké est décédé mardi à l’âge de 92 ans, à Niary Ngayné, village situé non loin de la capitale du mouridisme, Touba, dans le centre du Sénégal.

Serigne Sidy Moctar Mbacké a été inhumé à Touba Gouye Mbinde. Il a été remplacé à la tête de la communauté mouride par Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, 88 ans.

‘’Le Sénégal pleure Sérigne Cheikh Sidy Moctar’’, relève Sud Quotidien tandis que Walafdjri salue ‘’l’œuvre féconde d’Almoukhtar’’.

Selon Le Témoin, ‘’ce n’est pas seulement la ville de Touba qui porte le deuil. A Keur Serigne bi, à Sandaga, un peu partout à Dakar, les mines sont atterrées, contrites. Malgré tout, les fidèles entendent rallier Touba pour un dernier hommage au 7e Khalife général des mourides’’.

Le journal qui a recueilli les confidences du porte-parole particulier et premier collaborateur du marabout, Serigne Thioro Mbacké, évoque ‘’les derniers instants du Cheikh’’. Selon lui, ‘’Serigne Cheikh Sidy Moctar n’a jamais eu de diabète, il n’a jamais été cardiaque. Il n’a jamais été aussi terrassé par la tension. C’est Dieu qui a décidé qu’il devait partir, il est parti (…)’’.

Libération aussi revient sur ‘’les derniers instants de Serigne Sidy’’, relevant qu’il repose dans le mausolée qu’il avait lui-même choisi. La publication note que le président de la République qui s’est rendu à Touba pour présenter ses condoléances, a saisi l’occasion pour ‘’magnifier les qualités du 7e Khalife de Bamba’’.

La nouvelle de son rappel à Dieu « nous a tous atterrés », a indiqué Macky Sall en s’adressant à des journalistes à Touba, où il était venu présenter ses condoléances et celles de la Nation à la communauté mouride.

Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké « fut non seulement un guide religieux, un patriarche, mais aussi il fut un des doyens du pays », a souligné le chef de l’Etat, accompagnée du Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, et du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye.

Selon Le Soleil, Macky Sall a rendu hommage à ‘’un serviteur de l’islam’’.

Le quotidien national souligne aussi que le nouveau Khalife des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, a pris l’engagement ‘’de servir la communauté mouride et de préserver le legs de Cheikh Ahmadou Bamba’’.

Celui que le journal considère comme ‘’le Khalife de la continuité’’ était ‘’présent dans la sphère décisionnelle de Touba depuis qu’il occupe le titre de Khalife de la concession paternelle de +Darou Minam+, fief de la famille de son père Serigne Bassirou Mbacké ibn Cheikh Ahmadou Bamba’’.

‘’L’orthodoxe à la barbe blanche’’ : c’est ainsi que Tribune décrit Serigne Mountakha Bassirou Mbacké qui est devenu le 8e Khalife de Touba’’. Selon L’As, ‘’il est le gardien de l’orthodoxie et trait d’union de la communauté mouride’’.

Présentant le nouveau Khalife, Vox Populi affiche : ‘’Le très respectueux des +ndigël+’’ et souligne que Serigne Mountakha Bassirou Mbacké ‘’a eu la confiance de tous ses prédécesseurs depuis Serigne Saliou’’. C’est un homme ‘’discret et effacé’’, selon Vox Populi qui note qu’il y avait une ‘’vive émotion à Touba’’.

Enquête livre ‘’les secrets de Serigne Mountakha’’. ‘’Les témoignages lui attribuent des qualités humaines similaires à celles de son prédécesseur. Détaché des mondanités, doté d’un franc-parler exceptionnel, sa grande érudition n’a jamais empêché sa soumission face à ses aînés’’, souligne Enquête.

Le Quotidien souligne que Serigne Mountakha, nouveau guide de la communauté mouride est ‘’deux foi Khalife’’. ‘’Il est à la fois Khalife des mourides et de Darou Miname’’, le fief de son père.

OID/ASG

12 JANVIER : LA RENTRÉE SOLENNELLE DES COURS ET TRIBUNAUX
Dakar, 12 jan (APS) – La rentrée solennelle des cours et tribunaux et le déplacement du Khalife général des tidianes à Touba, Serigne Mbaye Sy Mansour, pour présenter ses condoléances à la communauté mouride, sont les principaux sujets au menu des quotidiens reçus vendredi à l’APS.

Le chef de l’Etat a présidé jeudi la rentrée solennelle des cours et tribunaux axée sur le thème : ‘’Le contrôle juridictionnel de l’administration’’.

A ce propos, Le Soleil note que Macky Sall a ‘’tenu ses promesses’’ s’agissant de la modernisation de la justice. ‘’Je veux aller le plus loin possible dans la modernisation de la justice’’, déclare-t-il dans des propos rapportés par le journal.

Selon Le Soleil toujours, le président de la République ‘’a réitéré sa volonté de promouvoir une justice indépendante et impartiale au service exclusif du peuple sénégalais’’.

La publication note aussi que le chef de l’Etat dit ‘’être disponible et ouvert au dialogue sur toutes les questions. Y compris sur celles relatives à la présidence du Conseil supérieur de la magistrature’’ (CSM).

Le CSM est un des points de friction entre l’exécutif et l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) qui ne veut pas que cette instance soit présidée par le chef de l’Etat.

Abordant cette question de l’indépendance de la justice, Libération se fait l’écho du ‘’serment de Macky Sall’’.

Le chef de l’Etat est ‘’prêt à débattre sans tabou de la question’’ du Conseil supérieur de la magistrature’’, relève le journal qui ajoute : ‘’Macky Sall ouvre ses portes aux magistrats pour discuter sur la présidence du CSM’’.

Vox Populi signale pour sa part que ‘’Macky Sall est prêt à lâcher du lest’’ à propos du CSM.

‘’Le chemin de l’indépendance’’, titre le quotidien Enquête qui souligne que Macky Sall ‘’trace la voie aux juges’’.

‘’Hier, lors de la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, le chef de l’Etat s’est adressé aux juges qui luttent pour l’indépendance de la justice. Ainsi, le président du Conseil supérieur de la magistrature prône une réflexion inclusive. Laquelle, précise Macky Sall, ne sera pas exclusivement l’affaire des magistrats’’, écrit Enquête.

Au sujet de la réforme du CSM, L’As parle du ‘’oui, mais….de Macky Sall’’. Sur le retrait du président de la République du CSM, ‘’Macky Sall plaide +sans tabou+’’, estime Sud Quotidien.

Le Quotidien aussi met en exergue la rentrée des cours et tribunaux marquée par des ‘’plaidoyers et plaidoiries’’. S’agissant de l’indépendance de la Justice, ‘’Macky Sall répond à l’UMS’’, en assurant qu’il est ‘’prêt à aller le plus loin possible’’, relève la publication.

Vox Populi évoque le déplacement du Khalife général des tidianes à Touba pour présenter ses condoléances suite au rappel à Dieu du Khalife général des mourides. ‘’Tivaouane et Touba consolident leur entente’’, titre le quotidien.

Sur le même sujet, Le Quotidien écrit dans un billet : ‘’Le déplacement du Khalife général des tidianes à Touba est un fait rare. Cet acte de Serigne Mbaye Sy Mansour, hier, pour présenter ses condoléances, est pédagogique et il convient de le saluer’’.

‘’C’est comme un message d’unité et de concorde entre les confréries. Un credo aussi que le défunt Khalife des mourides Serigne Sidy Moctar Mbacké a véhiculé tout le long de son magistère. La preuve, par la lune qui a été une pour le ramadan, la korité ou la tabaski. Avec (le nouveau Khalife des mourides) Serigne Mountakha Bassirou Mbacké et Serigne Mbaye Sy Mansour, c’est rassurant’’, estime le journal.

Près d’une semaine après la tuerie dans la forêt de Boffa-Bayotte qui a fait 14 morts, L’Observateur propose un ‘’voyage sur les lieux du massacre’’. Sur ces lieux marqués par la cocaïne et les armes, ‘’c’est l’omerta ou la mort’’, selon le journal.

Le chef du village de Bourofaye, qui s’est confié à L’Obs, déclare : ‘’Quand j’ai vu les corps allongés, j’ai failli tomber dans les pommes’’.
OID/ASG

13 JANVIER : LES QUOTIDIENS S’INDIGNENT DES PROPOS "RACISTES" DE TRUMP
Dakar, 13 jan (APS) – Les propos ‘’outrageants’’ et ‘’racistes’’ contre Haïti et l’Afrique tenus par le président américain lors d’une réunion le 11 janvier 2018 à la Maison Blanche sont largement commentés par les quotidiens reçus samedi à l’APS.

Selon le Washington Post, le président américain s’est emporté lors d’une réunion avec des parlementaires sur l’immigration en traitant l’Afrique et Haïti de ‘’pays de merde’’. Il a réagi au tollé international en soulignant vendredi sur son compte Twitter que ses propos ont été déformés.

Le Soleil informe que ‘’le président Macky Sall a dénoncé hier (vendredi) les propos de son homologue Donald Trump qualifiant l’Afrique, Haïti et le Salvador de +pays de merde+’’.

Le journal renseigne qu’une lettre de protestation a été remise à l’ambassadeur des Etats-Unis à Dakar. Il ajoute ; ‘’Trump rétropédale’’, en soulignant que ‘’le président américain indexe une déformation de ses propos’’.

‘’Le président américain traite l’Afrique et Haïti de +pays de merde+. Macky +clashe+ Trump’’, titre Sud quotidien. Le journal a repris les propos de Macky Sall qui se dit ‘’choqué’’ par les propos du Président américain en déclarant : ‘’L’Afrique et la race noire méritent le respect’’.

Vox Populi affiche de son côté à sa une : ‘’Nouveau dérapage du président américain. Trump fâche les +pays de merde+’’. Le journal est revenu par ailleurs sur la ‘’levée de boucliers contre le président américain après ses propos +racistes+’’

‘’Macky Sall condamne et fait convoquer l’ambassadeur américain à Dakar’’, fait-il savoir, en signalant que ‘’l’Union africaine dénonce des remarques +blessantes+ et +dérangeantes+’’, tandis que ’’l’ONU parle de +honte+.

‘’Langage ordurier du président américain. Trump au fond du trou’’, titre Le Quotidien qui reprend les propos de Macky Sall selon lesquels : ‘’L’Afrique et la race noire méritent mieux que ça’’. Selon le journal, ‘’dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur informe avoir convoqué l’ambassadeur américain à Dakar pour lui remettre une note de protestation’’.

‘’Insultes du président américain contre l’Afrique et Haïti. Macky recadre Trump’’, affiche L’As. Le journal a également repris le président sénégalais qui déclare : ‘’Je suis choqué par ses propos que je rejette’’.

Pour sa part, Libération s’est intéressé au ‘’scandale du lait pour bébé contaminé’’, en titrant : ‘’Le Sénégal touché’’.

‘’Le Sénégal est concerné par l’affaire du lait contaminé qui fait scandale en France. Informées par une note confidentielle en date du 28 décembre 2017, les autorités du ministère du Commerce ont pris des mesures idoines en ordonnant le retrait des produits incriminés des services de pédiatrie et des pharmacies privées’’, écrit-il.

‘’Affaire Lactalis. Du lait contaminé à Dakar’’, titre de son côté Enquête. ‘’La Direction du commerce intérieur a procédé au retrait de 1648 cartons et 9848 boites de lait d’une valeur de 52 millions de francs CFA. Des échantillons ont été transmis aux laboratoires de sécurité sanitaire des aliments’’, fait savoir le journal.
ASB

15 JANVIER : LA PRÉSIDENTIELLE 2019 ET L’ENQUÊTE SUR LA TUERIE DE BOFFA
Dakar, 15 jan (APS) – Les ambitions du parti au pouvoir pour la prochaine présidentielle de 2019 et les arrestations opérées dans l’enquête sur la tuerie de Boffa, dans la région de Ziguinchor (sud), sont les sujets les plus en vue dans la livraison de lundi de la presse quotidienne.

Plusieurs quotidiens se sont fait l’écho d’une rencontre ce week-end entre le chef de l’Etat Macky Sall, candidat pour un second mandat, et les responsables de son parti – l’Alliance pour la République (APR) – à Dakar.

« Dakar est toujours au centre des préoccupations du président de la République, par ailleurs patron de l’Alliance pour la République (APR). Pour la reconquête de ce département rebelle qui se refuse encore à lui malgré la victoire controversée lors des élections législatives du 30 juillet dernier, Macky Sall a reçu ce samedi 13 janvier 2018, une soixantaine de responsables de son parti dans la capitale », rapporte Le Témoin quotidien.

Selon le journal, l’objectif de cette rencontre était de « sonner la remobilisation des troupes » du camp du pouvoir. Enquête parle à propos d’un « plan de +guerre+ », avant d’annoncer la mise sur pied d’un nouveau dispositif qui assurait au candidat-président « une victoire nette et sans bavure » dans la capitale sénégalaise, selon ses propres termes.

Le président Macky Sall « est d’un optimisme béat », à 58 semaines de la présidentielle de 2019, fait observer le quotidien L’As, selon lequel l’actuel locataire du palais est « sûr de rempiler avec plus de 60% » des voix.

« Le chef de l’Etat s’est dit d’autant plus persuadé de sa victoire prochaine que depuis son accession au pouvoir, la marge d’erreur sur ses études d’opinion et sondages lors des précédentes échéances électorales, est au plus de 2 points », écrit ce journal.

Aussi le quotidien Libération revient-il sur une lettre du chef de l’Etat aux militants de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) regroupant ses soutiens, adresse dans laquelle il fait valoir que le projet d’avenir du camp du pouvoir pour le Sénégal « reste notre meilleur atout » pour les prochaines élections.

Cela dit, l’opposition ne compte pas en rester là, qui « renoue avec la rue » le 9 février prochain, date retenue pour « une marche nationale » annoncée par une vingtaine de partis politiques et organisations signataires de l’Initiative pour des élections démocratiques au Sénégal, indique Walfquotidien.

« Ces partis exigent une distribution transparente des cartes d’électeur (…) conformément aux dispositions du code électoral dans le respect de la loi, avec l’implication des partis et structures de contrôle du processus électoral et la publication des listes électorales et des bureaux de vote au plus tard en juillet 2018 », explique le journal.

« Ils réclament également un audit indépendant du processus électoral, y compris le système de décompte des voix et de transmission des résultats électoraux, avec l’implication de la société civile africaine et des partenaires internationaux », ajoute la même publication.

Pendant ce temps, des partis de l’opposition s’organisent autour du leader de Rewmi et ancien Premier ministre Idrissa Seck. « Nous travaillons à faire de Idy le candidat de Manko Taxawu Sénégaal » lors de la prochaine présidentielle, annonce dans les colonnes du journal Le Quotidien, Abdourahmane Diouf, porte-parole de la formation de l’ancien maire de Thiès.

Avec ces sujets politiques se rapportant à la prochaine présidentielle, la tuerie de Boffa est le thème d’actualité le plus en exergue dans les journaux, à l’instar de Vox Populi qui annonce que 20 suspects ont été arrêtés dans le cadre de cette enquête sur ce massacre.

Les victimes – 14 morts et 7 blessées – avaient été interceptées par plusieurs hommes armés, dans la forêt classée de Bayotte, dans la région de Ziguinchor. Elles avaient été forcées à se coucher par terre avant d’être froidement fusillées.

« Appuyé par la Légion de gendarmerie d’intervention (LGI), le Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) a interpellé, ce dimanche, au petit-matin, 22 personnes en Casamance, suite à la tuerie de Boffa », perpétrée il y a 15 jours, rapporte Vox Populi.

« 22 personnes interpellées », affiche le quotidien national Le Soleil. « 18 personnes en garde à vue à Ziguinchor », ajoute le journal Le Quotidien., qui signale par ailleurs qu’un individu a été tué dans des accrochages avec les forces de l’ordre.

L’Observateur ouvre sur le même sujet mais selon un angle plus intime, en titrant sur « La dure vie des familles des victimes ». « Abandonnées par l’Etat, elles vivent le trauma, accrochés à un fil ».

BK

16 JANVIER : LA PRÉSIDENTIELLE 2019 ET D’AUTRES SUJETS
Dakar, 16 jan (APS) – Plusieurs sujets, dont la perspective de la présidentielle de 2019, suscitent l’intérêt des quotidiens parvenus mardi à l’APS.

L’Observateur, par exemple, s’intéresse aux préparatifs de cette élection au sein des différents états-majors politiques, en titrant : « Les grandes batailles politiques de 2018 ».

Le journal évoque de nombreux points de réflexion et d’analyse, dont les stratégies à adopter par la majorité et l’opposition mais aussi les éventuels jeux d’alliance ainsi que les voies s’offrant aux différents candidats et potentiels candidats.

Enquête, lui, s’interroge : « Qui contre Macky (Sall) ? », l’actuel locataire du palais de la république, candidat déclaré à un second mandat. « Khalifa Sall et Karim Wade (presque) écartés de la course de 2019, Macky Sall devra faire face à une écurie d’outsiders », écrit le journal.

Il cite l’ancien Premier ministre et ex-maire de Thiès Idrissa Seck du parti Rewmi, Abdoul Mbaye, le premier chef du gouvernement de l’ère Macky Sall mais aussi l’ancien fonctionnaire des impôts radié de la Fonction publique, Ousmane Sonko, « les potentiels adversaires du président sortant ».

Walfadjri estime que l’idée d’un second tour « donne certainement des sueurs froides au président Macky Sall », évoquant une lettre du chef de l’Etat à ses militants, dans laquelle « il écrit que la présidentielle de 2019 est un défi et que l’adversaire sera certainement +plus féroce+ ».

Sud Quotidien revient sur la situation en Casamance, la zone méridionale du Sénégal où 14 personnes ont été tuées à Boffa (Ziguinchor), il y a de cela plus de deux semaines par des individus armés, des évènements malheureux à l’origine d’un « regain de tension » dans cette partie du pays en proie à une rébellion armée d’une trentaine d’années.

Selon Sud Quotidien, la société civile locale « calme le jeu », estimant notamment que la tuerie de Boffa ne devrait pas conduire à une remise en cause de l’accalmie notée dans la zone depuis quelques années.

« Les responsables de l’Eglise catholique ne sont pas les seuls à s’inquiéter de la situation qui prévaut actuellement en Casamance (…) », relativement aux « risques de voir les cinq ans d’accalmie remis en cause par la traque des malfaiteurs de cette tuerie lancée par l’armée » et à « la menace d’une reprise des hostilités armées annoncée par » l’aile combattante du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), écrit le journal.

Le quotidien Tribune, pendant ce temps, décrit un « front social au sommet de la nervosité », avec la multiplication de débrayages, sit-in, grèves et marches, avec en illustration ce commentaire de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) selon lequel les travailleurs « sont devenus de nouveaux pauvres ».

Dans le même registre, Le Témoin quotidien annonce que l’Etat devant « près de 10 milliards » de francs CFA aux établissements d’enseignement privés, « plus de 30.000 étudiants » sont menacés d’expulsion de ces structures.

Mais au rayon des bonnes nouvelles, Le Soleil fait état de 50.006 cartes d’égalité des chances distribuées dans le cadre de l’appui apporté par le gouvernement aux couches vulnérables de la population et parle d’un objectif dépassé dans ce domaine.

S’y ajoute que, si l’on en croit le quotidien L’As, le Sénégal a décroché 54 milliards de francs CFA dans le cadre du financement de la deuxième phase du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), qui vise à contribuer à l’amélioration de l’accès des populations rurales aux services sociaux de base à travers la mise en place d’infrastructures socio-économiques.

Il y a aussi que la SONACOS, la société agroalimentaire sénégalaise spécialisée dans les oléagineux, a décroché un financement de 52,1 milliards de francs CFA pour la commercialisation de l’arachide. Une visite en Arabie Saoudite du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a permis de mobiliser ce financement, signale le journal Le Quotidien.

Sur un tout autre sujet, Vox Populi annonce l’annulation du congrès maçonnique prévu à Dakar les 2 et 3 février. « Le Sénégal dit niet aux francs-maçons », affiche le journal, qui ajoute que les autorités sénégalaises « cèdent à la pression des mouvements anti-franc-maçon ».

BK

17 JANVIER : LES SUJETS POLITIQUES S’IMPOSENT DAVANTAGE AUX QUOTIDIENS
Dakar, 17 jan (APS) – Les sujets politiques semblent les plus en vue dans la livraison de mercredi de la presse quotidienne, parmi divers autres thèmes d’actualité.

Sud Quotidien et Tribune, par exemple, s’intéressent au devenir du Parti socialiste (PS, mouvance présidentielle) suite à la décision de cette formation dirigée par Ousmane Tanor Dieng d’exclure une soixantaine de ses membres considérés comme réfractaires à sa ligne officielle.

Le PS « tourne la page Khalifa Sall et compagnie, exclus du parti pour avoir remis en cause le leadership en vigueur et se tourne désormais vers la remobilisation et la massification du parti, en prélude aux prochaines échéances électorales », écrit Sud Quotidien.

Le journal rapporte que le secrétaire général du PS, Ousmane Tanor Dieng, en a donné l’assurance, à l’occasion d’une « séance d’explication avec les coordinations venues de la région de Louga, hier, mardi 19 janvier. Celles-ci, avec à leur tête le SG adjoint, Aminata Mbengue Ndiaye, ont réitéré leur engagement aux côtés d’Ousmane Tanor Dieng ».

De fait, Selon Tribune, « Tanor tente de recoller les morceaux » du parti socialiste qui s’apprête à fêter sa 70e année d’existence sans ses responsables exclus, considérés comme des proches et soutiens du maire de Dakar, Khalifa Sall, actuellement en détention pour malversations présumées et dont le procès devrait reprendre le 23 janvier prochain.

Après une première audience tenue le 14 décembre dernier, ce procès était prévu pour reprendre le 3 janvier dernier, mais il a été à nouveau renvoyé sur demande des avocats de l’édile de Dakar.

Ses avocats parlent d’un « procès politique », sous-entendant que le maire de Dakar pourrait être un adversaire sérieux qui entraverait les ambitions de l’actuel locataire de la présidence de la République de décrocher un second mandat.

Ousmane Tanor Dieng, l’actuel SG du PS, militerait au contraire pour un compagnonnage plus poussé avec l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir), qui se traduirait par un soutien de son parti au président Macky Sall lors de la prochaine présidentielle de 2019.

Une lecture qui fait dire à beaucoup d’analystes et observateurs que la direction actuelle du PS ferait payer au maire de Dakar ses ambitions présidentielles en l’excluant avec ses compagnons.

Ainsi donc, après la coordination PS de Kaffrine (centre), « c’est au tour de celle de Kaolack d’être reçue hier par Tanor Dieng », qui compte de cette manière recoller « les morceaux » de son parti, rapporte Tribune.

L’As, un peu sur le même sujet, annonce justement que le dossier du maire de Dakar « sera évoqué le 30 janvier 2018 devant la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Va-t-on vers un nouveau renvoi ? », se demande le journal.

D’autres journaux ajoutent à l’intérêt de la presse du jour pour la politique, à l’instar du Témoin quotidien, qui revient sur l’enjeu de la « reconquête de Dakar » pour le pouvoir en place, en lien avec la prochaine présidentielle.

Au cours d’une réunion des responsables de son parti ce week-end, avance Le Témoin quotidien, « le président Macky Sall a choisi trois de ses plus hauts responsables à savoir Abdoulaye Diouf Sarr, Amadou Bâ et Mbaye Ndiaye pour leur demander de lui faire des propositions d’animation politique devant lui permettre de gagner largement au niveau de la capitale en 2019 ».

Mais « le patron de l’Alliance pour la République (APR) ne va pas manquer, à travers cette décision, de léser certains autres de ses responsables de Dakar dont Seydou Guèye, Cheikh Ahmed Tidiane Bâ, Yakham Mbaye, Maïmouna Ndoye Seck entre autres. Ce au profit d’un trio pas du tout gagnant et limité », selon la même publication.

Le Quotidien signale que pendant ce temps, la coalition Mankoo Taxawu Senegaal (MTS), la coalition représentant une grande partie des formations de l’opposition, « tire vers la scission », en raison d’un « duel » entre l’ancien Premier ministre Idrissa Seck et Malick Gackou, pour une candidature à la présidentielle 2019.

« Manko Taxawu Senegaal continuera peut-être d’exister dans son appellation, mais file vers une implosion. Les khalifaïstes et les rewmistes veulent faire de Idy le candidat de la coalition. Alors que le Grand parti veut jouer la carte de son leader. A défaut, sans doute, Malick Gackou pourrait faire face à Macky Sall », écrit ce journal.

Walfquotidien s’intéresse à un tout autre sujet se rapportant à des dossiers judiciaires en instance. « Ces +enquêtes impossibles+ du procureur », souligne le journal, en désignant des « enquêtes ordonnées par le procureur de la République mais qui n’ont pas encore livré leurs secrets ».

Pour le reste, Enquête évoque les chantiers « en péril » du Plan Sénégal émergent (PSE), en raison d’un déficit de matériaux de construction au Sénégal, selon le journal, pendant que Le Soleil revient sur l’enquête sur la tuerie de Boffa, dans le département de Ziguinchor, où au moins 14 personnes ont été tuées il y a de cela une quinzaine de jour par des individus armés non encore identifiés.

« Le redouté Moussa Fall sur le terrain », annonce le journal au sujet de ce général de la gendarmerie nationale lancé « aux trousses des tueurs de Boffa-Bayotte ». « Fin enquêteur, traqueur des assassins de Omar Lamine Badji, il a fait ses preuves dans la forêt casamançaise, de Niaguiss à Youtou, en passant par Effock, Babonda et Mpack », ajoute Le Soleil.

Vox Populi ouvre sur le cambriolage d’une maison à 11h du matin à la Scat Urbam, un quartier de moyen standing de Dakar, où des malfaiteurs ont emporté des bijoux en or « évalués à des millions ».

BK/PON

18 JANVIER : LA RÉINTÉGRATION DE L’US OUAKAM AU SEIN DE L’ÉLITE DU FOOTBALL
Dakar, 18 jan (APS) – La réintégration de l’Union sportive de Ouakam (USO) au sein de l’élite du football sénégalais, suivant en cela une décision du Tribunal arbitral du sport (TAS), est l’un des sujets les plus en exergue dans les quotidiens parvenus jeudi à l’APS, dont certains demeurent dans le même temps tournés vers les suites de la tuerie de Boffa, dans le département de Zicginchor (sud).

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) « vient de lever la suspension de l’Union sportive de Ouakam, survenue après les incidents du 15 juillet dernier qui ont causé la mort de 8 supporteurs mbourois et plusieurs blessés. Du coup, les Ouakamois réintègrent la Ligue 1 » de football, annonce le journal Le Quotidien.

L’Observateur rappelle que l’US Ouakam avait sollicité le TAS en appel le 2 octobre dernier, dans une procédure d’arbitrage qui l’opposait à la Fédération sénégalaise de football et à la Ligue sénégalaise de football professionnel.

La décision rendue par ce tribunal, « grandement en faveur du club ouakamois (…), risque d’avoir de grandes conséquences sur l’avenir immédiat du football local », souligne L’Observateur. Walquotidien semble du même avis. « Le TAS file la patate chaude aux fédéraux », titre ainsi ce journal.

« Suspendu pour cinq ans par la commission de recours de la Fédération sénégalaise de football (FSF), l’Union sportive de Ouakam a été rétablie dans ses droits par le Tribunal arbitral du sport. Dans sa décision rendue publique, hier, le TAS a cassé cette suspension et a ordonné l’intégration de l’USO dans l’élite du football sénégalais », écrit Walfquotidien.

Outre ce sujet, les quotidiens traitent principalement de la situation en Casamance, la zone méridionale du Sénégal où des individus armés avaient exécuté 14 personnes il y a de cela plus de deux semaines, dans une forêt classée de Boffa-Bayotte, dans le département de Ziguinchor, la capitale de la région du même nom.

« Macky Sall prend les choses en main », affiche Le Témoin quotidien, au sujet des opérations de sécurisation menées depuis ce drame, combinées à une enquête visant à trouver les auteurs encore non identifiés de cette tuerie perpétrée dans une zone pas tout à fait stable en raison d’une rébellion armée d’une trentaine d’années.

Selon Le Témoin quotidien, le président Macky Sall « a instruit les forces de défense et de sécurité d’engager tous les moyens requis afin de neutraliser durablement toutes les bandes armées qui sévissent sur l’ensemble du territoire national » et en Casamance en particulier.

« Plusieurs semaines après la tuerie sauvage de Boffa, l’armée poursuit ses opérations de ratissage dans la Casamance des profondeurs. Outre les nombreuses arrestations effectuées par les gendarmes, les militaires ont pulvérisé à l’artillerie lourde les bestioles et zones tampons où s’étaient retranchés des groupes de rebelles », ajoute ce journal.

Il signale par ailleurs que le chef de l’Etat a demandé au gouvernement de « suspendre jusqu’à nouvel ordre toutes les autorisations de coupe de bois », activité qui aurait un lien avec cette tuerie dont les victimes sont présentés comme des exploitants forestiers essentiellement.

« Suite au massacre de la forêt classée de Boffa-Bayotte qui a fait 14 morts et 7 blessés, le président Macky Sall demande la suspension jusqu’à nouvel ordre de toutes les autorisations de coupes de bois et de procéder, sans délai, à la révision du Code forestier », souligne de son côté Sud Quotidien.

« En Conseil des ministres, hier mercredi, première réunion du genre qu’il a présidé depuis la survenue de cet incident condamné à l’unanimité par les autorités, toute la population et le MFDC », la rébellion armée casamançaise, « le chef de l’Etat a exhorté les forces de défense et de sécurité à engager tous les moyens requis afin de neutraliser durablement toutes les bandes armées qui sévissent sur l’ensemble du territoire national », poursuit le journal.

« Macky, chef de guerre », renchérit Enquête via sa manchette. « Hier, après avoir fait observer une minute de silence », lors du Conseil des ministres, « le président de la République s’est voulu ferme » en demandant au gouvernement de « diligenter dans les meilleurs délais toutes les enquêtes nécessaires en vue de mettre la main sur les auteurs directs de cet acte et leurs complices ». rapporte le même journal.

Le quotidien national Le Soleil, loin de ces deux sujets, évoque une performance « record » du Sénégal en matière de financements extérieurs, qui ont atteint « 7020 milliards FCFA en cinq ans », soit depuis l’arrivée au pouvoir de l’actuel chef de l’Etat, Macky Sall.

BK/PON

19 JANVIER : LES CONCERTATIONS SUR LE PROCESSUS ÉLECTORAL ET L’ENQUÊTE SUR BOFFA
Dakar, 19 jan (APS – Les quotidiens parvenus vendredi à l’APS traitent de divers sujets d’actualité, de la concertation sur le processus électoral aux dernières informations de presse se rapportant à l’enquête sur la tuerie de Boffa, à Ziguinchor (sud).

Le quotidien national Le Soleil annonce ainsi l’arrivée à Dakar de quatre experts internationaux pour l’audit du fichier électoral qui démarre lundi selon le journal. « Exigé par l’opposition » suite aux législatives de juillet dernier, « l’audit du fichier électoral va entrer, dès lundi, dans sa phase de concertation », renseigne le journal.

Et Le Soleil d’annoncer une révision exceptionnelle des listes électorales du 20 février à fin avril, ajoutant que les autorités « ne désespèrent pas de voir la partie de l’opposition » boycottant ces concertations sur le processus électoral « revenir à de meilleurs sentiments ».

Walfquotidien, en parfaite contradiction avec la perspective soulevée par le quotidien Le Soleil, affiche : « C’est déjà le clash ». Selon le journal, le système de parrainage des candidats à la prochaine présidentielle « risque d’être la pomme de discorde qui a définitivement signé la fin des concertations autour du fichier électoral ».

L’opposition « ne veut plus entendre parler de cette proposition » et « n’entend pas lâcher du lest sur la question », si bien que l’ambassadeur Seydou Nourou Bâ, le facilitateur de ces concertations compte sur la société civile pour jouer les arbitres et « sauver les meubles », écrit Walfquotidien.

« La société civile a jusqu’à mardi pour arrondir les angles des différents pôles en discussion, pouvoir, opposition comme non-alignés », explique le quotidien L’As, confirmant que le parrainage et le bulletin unique « constituent les principales sources de blocage des concertations sur le processus électoral ».

Dans ce cadre, des organisations de la société civile rencontrent le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye ce vendredi matin, explique le journal Le Quotidien, ces médiateurs devant ensuite « s’entretenir avec chacun des 3 pôles, à savoir la majorité, l’opposition et les non-alignés ».

Sud Quotidien va un peu plus loin et met carrément les pieds dans le plat. « Avec l’emprisonnement et le procès programmé de Khalifa Sall, l’exil du candidat du PDS Karim Wade, les fissures de Mankoo Taxawu Senegaal minée par une éventuelle candidature de Malick Gackou ou d’Idrissa Seck, quel candidat pourrait avoir l’opposition face au président sortant Macky Sall à la présidentielle de 2019 ? », se demande le même journal.

Plusieurs quotidiens reviennent par ailleurs sur l’enquête sur la tuerie de Boffa-Bayotte, où des individus armés ont exécuté au moins 14 personnes dans cette forêt classée du département de Ziguinchor, au Sud du Sénégal, le 6 janvier dernier.

Le Soleil annonce que 20 des 22 suspects arrêtés dans cette affaire ont été déférés au parquet, dont le journaliste René Bassène, « lié aux tueurs », selon Libération, faisant étant d’indices « graves et concordants qui révèlent le mobile des sordides exécutions ».

« Les 20 personnes qui seraient impliquées dans la tuerie de Boffa-Bayotte ont été déférées hier sous haute sécurité au Tribunal régional de Ziguinchor. Mais elles ont fait l’objet d’un retour de parquet », précise Le Quotidien.

L’Observateur établit un lien entre la tuerie de Boffa et le trafic de bois, en affichant : « Casamance, la vérité en bois de sang ». Le journal laisse entendre que le trafic de bois alimente la rébellion et la mafia en Casamance, soulignant que si ce problème avait été pris « beaucoup plus au sérieux », « le pire drame civil de toute l’histoire de la rébellion en Casamance » aurait pu être évité, en allusion aux morts de Bayotte.

Enquête enfonce un clou dans la lutte contre le trafic de bois, estimant que l’Etat « se perd dans la forêt », le président de la République ayant annoncé une révision du Code forestier alors que ledit texte « a déjà été révisé ». Le journal précise que le projet de décret correspondant, comptant « 59 articles, a été élaboré et déposé à la présidence » de la République.
BK/PON