Dakar, 13 juin (APS) – Les quotidiens reçus mardi à l’APS font la part belle aux frustrations notées au sein de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar après les investitures aux législatives, au bilan de la campagne de retrait des enfants de la rue et à la visite de Macky Sall à Paris.
L’Observateur revient sur les investitures à Bennoo Bokk Yaakaar et livre « les chiffres du malaise ». « L’on comprend maintenant les raisons de la colère des certains alliés de l’Alliance pour la République (APR) au sein de Bennoo Bokk Yaakaar. Le parti de Macky Sall a fait main basse sur plus de 60% des sièges sur les deux listes nationale et départementale », écrit L’Obs.
Sur cette question, Sud Quotidien titre : « Les alliés enragent, l’APR tempère ». Face à la « déception » de ces alliés, le camp présidentiel « appelle à la raison », note Sud Sud. Parlant de la situation à BBY, Le Témoin quotidien affiche : « Quand Macky Sall lèse ses alliés ».
Abordant ces remous post-investitures au sein de la coalition de la majorité, L’As titre : « Les alliés dans l’inconséquence ». Le journal rappelle que la conférence des leaders de BBY du 26 mai 2017 « avait donné carte [blanche] à Macky Sall pour procéder aux investitures et confectionner les listes capables de faire gagner la mouvance présidentielle au soir du 30 juillet prochain ».
Vox Populi revient largement sur la désignation de Mohammed Boun Abdallah Dionne comme tête de liste nationale de Benoo Bokk Yaakaar aux législatives et titre : « L’ombre de Macky en pleine lumière » et donne la parole à différents spécialistes.
« Désigné tête de liste nationale de BBY pour les législatives, la tâche du Premier ministre n’est pas une sinécure. C’est même un coup de poker risqué de Macky Sall, d’autant plus que l’homme n’est pas un politique. Mais, Mahammed Boun Abdallah Dionne a toujours su relever les défis auxquels il était confronté », écrit Vox.
Paroles de spécialistes sur ce choix : « La seule faiblesse qu’on peut noter à ce niveau, c’est que le Premier ministre n’est pas politique » (Moussa Diaw, chercheur en sciences politiques) ; « C’est une question de style et ses adversaires politiques en profitent » (Moustapha Samb, Pr de Communication) ; « Jusqu’à présent, on ne lui connaît aucun excès et il n’est pas zélé » (Pr Aly Khoudia Diaw, sociologue).
Enquête fait le bilan de l’an 1 de la campagne de retrait des enfants de la rue et titre : « Echec et mat ! ». Le journal rappelle que le président de la République avait donné l’ordre, depuis un an, pour que les enfants errants soient retirés des rues du Sénégal.
« A l’époque, 30 000 enfants avaient été recensés à Dakar qu’au niveau national, le chiffre tourne autour de 100 000. Ainsi, les opérations de retrait avaient démarré en juin dernier. Un an après, force est de constater que les enfants errants continuent de peupler les rues de la capitale. Entre juin 2016 et mai 2017, seuls 1 620 talibés ont été retirés », écrit le journal.
Il précise que ces chiffres ont été fournis (lundi) par le directeur adjoints des droits, de la protection de l’enfant et des groupes vulnérables, du ministère de la Femme, lors d’un atelier de partage avec les élus locaux des départements de Guédiawaye et Pikine (banlieue dakaroise) sur les mesures gouvernementales de retrait des enfants de la rue.
Le Soleil met en exergue la visite de Macky Sall, lundi, à Paris et titre : « Vers un partenariat dynamique, rénové et moderne » entre le Sénégal et la France. Le chef de l’Etat a été reçu à l’Elysée par son homologue Emmanuel Macron.
Le Quotidien met en exergue la crise diplomatique dans le Golf et souligne qu’après avoir rappelé son ambassadeur au Qatar, « Macky Sall rappelle à la désescalade ».

OID/ASB